Que s'est-il passĂ© en France au premier semestre 2020 ? – CENTURY 21 Harmony – Agence immobiliĂšre Ă  LE MANS
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Que s'est-il passé en France au premier semestre 2020 ?

Publiée le 09/07/2020

 

ON / OFF / ON : aprÚs avoir été mis en pause forcée,
le marché immobilier redémarre sur les chapeaux de roue

2019 fut exceptionnel en termes d’activitĂ© (1 076 000 transactions rĂ©alisĂ©es : du jamais vu en France), et en dĂ©but d’annĂ©e 2020, le marchĂ© immobilier de l’ancien continuait sur cette lancĂ©e.

 

Le nombre de ventes Ă©tait en hausse de 6,8% pour les appartements et de 7,6% pour les maisons (comparĂ© Ă  la mĂȘme pĂ©riode en 2019) selon le RĂ©seau CENTURY 21, sociĂ©tĂ© du groupe Nexity. Les prix au mÂČ augmentaient lĂ©gĂšrement avec respectivement +1,3% et +3,5% sur ces segments. Les achats destinĂ©s Ă  l’acquisition d’une rĂ©sidence principale reculaient (63,9% contre 68,2% Ă  la mĂȘme Ă©poque en 2019), tandis que les investissements locatifs poursuivaient leur progression pour reprĂ©senter 30,3% des transactions (14,8% de plus qu’un an auparavant) atteignant ainsi un nouveau record. Les taux d’intĂ©rĂȘt tangentaient les niveaux les plus bas, la demande Ă©tait soutenue. Tout allait bien donc. TrĂšs bien mĂȘme.

 

Le 17 mars, le confinement mit le marché en pause forcée.

 

Les agences du RĂ©seau CENTURY 21, comme la majoritĂ© des agences immobiliĂšres en France, fermĂšrent leurs portes au public et cessĂšrent toute activitĂ© commerciale, Ă  l’exception de quelques transactions qui aboutirent (les offres entre acquĂ©reurs et vendeurs ayant dĂ©jĂ  Ă©tĂ© acceptĂ©es avant le confinement). Le marchĂ© immobilier se mit en mode « off » durant huit semaines jusqu’à la levĂ©e du confinement le 11 mai dernier.

 

 

Depuis, qu’en est-il ?

 

 

En France

 

Le trafic du site Internet century21.fr, aprĂšs avoir chutĂ© de 50% durant le confinement, a enregistrĂ© un record d’audience au mois de mai (+10% par rapport Ă  l’an passĂ©) avec plus de 3,1 millions de visiteurs.

 

MĂȘme si le nombre de ventes est en retrait de 27,6% par rapport Ă  l’an dernier (sur un semestre amputĂ© de 8 semaines), la demande est particuliĂšrement forte. Elle cumule celle des mĂ©nages qui avaient entamĂ© leur dĂ©marche avant le confinement et celle des candidats acquĂ©reurs pour lesquels cette pĂ©riode inĂ©dite a provoquĂ© l’envie d’acheter.

 

Dans ce contexte oĂč l’offre est toujours largement infĂ©rieure Ă  la demande, il Ă©tait prĂ©visible que les prix ne baisseraient pas. Ils augmentent mĂȘme entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020 de +2,3% pour les maisons et de +3,1% pour les appartements pour atteindre en moyenne respectivement 2160€ le mÂČ et 3638€ le mÂČ : des niveaux historiques.

 

Cette hausse s’est rĂ©percutĂ©e sur le montant moyen d’une transaction.
Un appartement s’acquiert dĂ©sormais Ă  214 123€ en moyenne, une maison Ă  241 505€ : des records Ă©galement.

 

Les acquĂ©reurs Ă©tant nombreux, les vendeurs n’ont aucune raison d’accepter une offre trop basse : les Ă©carts de prix s’en font le reflet et se rĂ©duisent passant de 5,6% au 1er semestre 2019 Ă  5,1% au 1er semestre 2020 (-9%).
En outre, les conditions d’octroi de crĂ©dit se durcissant, les acquĂ©reurs sont moins enclins Ă  nĂ©gocier au risque de voir leur emprunt refusĂ© s’ils en font la demande aux Ă©tablissements bancaires dans quelques mois.

 

Est-ce que les logements acquis sont plus grands qu’avant et rĂ©pondent Ă  ce dĂ©sir d’espace provoquĂ© par le confinement ? Pas du tout. La superficie moyenne d’une maison Ă©tait de 115,7 mÂČ avant le confinement, elle est de 115,2 mÂČ depuis, tandis qu’un appartement achetĂ© faisait en moyenne 59,1 mÂČ, il en fait 57,8 mÂČ dĂ©sormais. Le principal obstacle Ă  acquĂ©rir plus grand tient sans aucun doute au prix.

 

Intention n’est pas action.

 

Les requĂȘtes des internautes souhaitant « acheter une rĂ©sidence secondaire » progressent de 57%, et la requĂȘte « maison de campagne » augmente de 156%.

 

Pourtant, depuis le 11 mai 2020, les transactions sont essentiellement destinĂ©es Ă  la rĂ©sidence principale dont la part remonte Ă  68,3%, tandis que les rĂ©sidences secondaires ne reprĂ©sentent pour le moment que 4,3% des achats et les acquisitions au titre de placement sont en retrait par rapport Ă  l’avant-confinement (27,3% des transactions).

 

Les moins de 40 ans représentent prÚs de 50% des acquéreurs depuis la fin du confinement, leur part est en hausse par rapport au 1er trimestre 2020.

 

Ceux qui s‘attribuent la plus grande part des acquisitions sont ceux qui conjuguent donc les trois motivations essentielles : un toit pour la famille, la constitution d’un patrimoine et la recherche d’une sĂ©curitĂ©.

 

 

A Paris

 

10 mÂČ supplĂ©mentaires en moyenne pour les logements acquis aprĂšs le confinement (en comparaison avec ceux achetĂ©s Ă  la mĂȘme pĂ©riode en 2019). Sur le 1er semestre 2020, la superficie d’un appartement parisien s’établit Ă  53 mÂČ (un record), peu importe que le prix moyen au mÂČ ait grimpĂ© aussi (+7,4% entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020). Il atteint dĂ©sormais 10 671€, soit son plus haut historique.

 

Le montant moyen d’une transaction parisienne s’envole : +17,2% (entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020) pour atteindre 547 022€.

 

Pour financer cette hausse, les Parisiens allongent la durĂ©e de leur crĂ©dit (21,7 ans en moyenne) et augmentent la quotitĂ© de financement par emprunt (68,3%).La Capitale suit la tendance nationale : ces achats sont essentiellement destinĂ©s Ă  l’acquisition de la rĂ©sidence principale et leur proportion reprĂ©sente 60,3% des transactions (versus 55,9% un an auparavant). Ce phĂ©nomĂšne s’est amplifiĂ© aprĂšs le confinement : la part des acquisitions au titre de rĂ©sidence principale a augmentĂ© de 8,2% en comparaison Ă  la mĂȘme pĂ©riode l’an passĂ©.

 

 

En Ile-de-France

 

10 mÂČ supplĂ©mentaires en moyenne pour les logements acquis aprĂšs le confinement (en comparaison avec ceux achetĂ©s Ă  la mĂȘme pĂ©riode en 2019). Sur le 1er semestre 2020, la superficie d’un appartement parisien s’établit Ă  53 mÂČ (un record), peu importe que le prix moyen au mÂČ ait grimpĂ© aussi (+7,4% entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020). Il atteint dĂ©sormais 10 671€, soit son plus haut historique.

 

Le montant moyen d’une transaction parisienne s’envole : +17,2% (entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020) pour atteindre 547 022€. Pour financer cette hausse, les Parisiens allongent la durĂ©e de leur crĂ©dit (21,7 ans en moyenne) et augmentent la quotitĂ© de financement par emprunt (68,3%).

 

La Capitale suit la tendance nationale : ces achats sont essentiellement destinĂ©s Ă  l’acquisition de la rĂ©sidence principale et leur proportion reprĂ©sente 60,3% des transactions (versus 55,9% un an auparavant). Ce phĂ©nomĂšne s’est amplifiĂ© aprĂšs le confinement : la part des acquisitions au titre de rĂ©sidence principale a augmentĂ© de 8,2% en comparaison Ă  la mĂȘme pĂ©riode l’an passĂ©.

 

 

Dans les régions

 

Dans l’ensemble, il n’y a pas eu d’exode massif de Parisiens vers la campagne ou le littoral. Quitter la Capitale ne semble pas si Ă©vident que cela. Alors bien sĂ»r, certains secteurs semblent plus attractifs que d’autres comme le Bassin d’Arcachon, le nord de la Bretagne, l’ancienne Haute-Normandie, l’Aisne, mais l’afflux de Parisiens est marginal, et les rĂȘves exprimĂ©s en pĂ©riode de confinement ne se sont pas traduits dans la rĂ©alitĂ©.

 

Ou pas encore. Les Ă©volutions de prix sont trĂšs disparates selon les rĂ©gions : tandis que l’Auvergne-RhĂŽne-Alpes est relativement stable, la Bourgogne-Franche-ComtĂ©, le Grand Est, les Hauts-de-France, la Normandie, l’Occitanie et la Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur voient leur prix progresser en-deçà de 5%. En revanche, la Bretagne, le Centre-Val de Loire ainsi que les Pays de la Loire enregistrent des hausses supĂ©rieures Ă  5%. Seule la Nouvelle-Aquitaine voit son prix moyen au mÂČ reculer.

 

 

En synthese

 

L’activitĂ©, interrompue brutalement le 17 mars dernier, jour 1 du confinement, a redĂ©marrĂ© le 11 mai comme si rien ne s’était passĂ©. L’avant et l’aprĂšs affichent la mĂȘme demande vigoureuse et les prix ont repris leur progression.

Notons toutefois que la rĂ©partition des achats est diffĂ©rente avec un regain d’intĂ©rĂȘt pour la rĂ©sidence principale et une dĂ©saffection relative pour l’investissement locatif.



Perspectives

 

Aujourd’hui les taux d’intĂ©rĂȘt, mĂȘme s’ils ont lĂ©gĂšrement remontĂ©, tangentent toujours les plus bas historiques. Les Français considĂšrent plus que jamais la pierre comme la valeur refuge par excellence quand, Ă  l’inverse, la Bourse subit des Ă©volutions erratiques et les placements sĂ©curisĂ©s prĂ©sentent une faible rentabilitĂ©.

 

Dans ce contexte, si les taux ne grimpent pas brutalement et si les conditions d’octroi ne se durcissent pas davantage, le marchĂ© de l’ancien devrait demeurer porteur et la hausse des prix contenue. NĂ©anmoins, il est trop tĂŽt pour mesurer les consĂ©quences qu’aura la crise de la COVID-19 sur les entreprises, le taux de chĂŽmage en France et par ricochet, sur l’immobilier.

 

 

 

Laurent VIMONT
Président de Century 21 France

 

 

 

 

 

 

 

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